Une femme dominante n’explique pas sa légitimité.
Elle n’a rien à prouver.
Rien à justifier.
Rien à défendre.
Sa légitimité ne vient ni d’un discours, ni d’un argument, ni d’une construction intellectuelle.
Elle vient de ce qui est déjà là.
De ce qui s’impose.
Une femme dominante ne demande pas l’autorisation d’être ce qu’elle est.
Elle ne négocie pas sa place.
Elle l’occupe.
Quand une femme explique, c’est souvent qu’elle doute encore.
Quand elle argumente, c’est qu’elle accepte l’idée qu’on puisse discuter son autorité.
Quand elle cherche à convaincre, elle s’est déjà placée en position basse.
Moi, je ne fais rien de tout cela.
Je ne dis pas pourquoi je domine.
Je domine, et le reste s’organise autour.
La légitimité d’une dominatrice se lit dans les effets.
Dans le silence qui s’installe quand elle parle.
Dans la manière dont un homme ajuste spontanément son comportement.
Dans cette tension calme qui naît sans qu’elle ait besoin d’élever la voix.
Elle ne proclame pas son pouvoir.
Elle le laisse agir.
Un soumis n’a pas besoin d’explications.
Il a besoin de sentir.
De constater.
De comprendre, non pas avec sa tête, mais avec son corps et son esprit.
Lorsqu’un homme attend qu’une femme dominante lui explique pourquoi elle est légitime, il teste.
Il résiste.
Il cherche une faille.
Et s’il trouve une justification, il cherchera ensuite à la discuter.
C’est pour cela que je ne m’explique jamais.
Je pose un cadre.
Je prends une décision.
Je maintiens une direction.
Celui qui est fait pour suivre comprend très vite.
Celui qui ne l’est pas disparaît tout aussi vite.
La domination féminine n’est pas une idéologie.
Ce n’est pas une théorie.
Ce n’est pas un rôle.
C’est une posture vécue.
Une cohérence intérieure.
Une autorité qui n’a pas besoin d’être nommée pour être reconnue.
Une femme dominante ne dit pas : « je suis légitime ».
Elle agit comme si la question ne se posait même pas.
Et c’est précisément pour cela qu’elle l’est.